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Un Ramadan dans le respect du voisin et du voisinage…

« Adopte « al ihsân » envers ton voisin, tu seras un croyant (parfait). »
Prophète Mohammed (SBDL)

En cette période du mois de Ramadan, les fidèles sont invités à accompagner leur jeûne d’une maîtrise de leur vocabulaire, de leurs émotions, de leur comportement, ainsi qu’à éviter les conflits et l’agressivité.

Au nom de la religion, parfois, on indispose tout un voisinage, on se soucie très peu des lève-tôt, des malades, de ceux qui se réclament d’une autre croyance ou ceux qui ne croient pas et qui pourtant, ont droit au respect, à la quiétude et à un paisible repos le soir.

Cela implique par exemple les nuisances sonores (surtout la nuit et lors des heures de repos), la façon dont sont stationnées les voitures devant les maisons des voisins ou sur la voie publique, à l’entretien de l’espace publique ou de voisinage, car c’est souvent en raison de ces négligences (considérés par certains comme étant des détails, mais qui, en
réalité, sont très importants) que des tensions durables apparaissent entre voisins et fragilise le vivre ensemble.
On oublie qu’être musulman, c’est d’abord et avant tout une façon d’être envers le Créateur, ensuite envers les créatures et enfin une façon d’être envers soi-même et c’est dans ce cadre que s’inscrit le droit sacré du voisinage. L’adoration de Dieu ne peut pas être fondée sur la négligence des droits d’autrui.

L’islam, exhorte les musulmans à traiter les voisins avec bonté et respect. Allah dit :
« Adorez Dieu et ne Lui attribuez aucun associé. Traitez avec bonté vos parents et vos proches, ainsi que les orphelins, les nécessiteux, le voisin qui est tout près et le voisin qui est éloigné, le compagnon de voyage et le voyageur,… » (Coran S4/V36)

Ainsi, le Saint Coran recommande aux musulmans d’être bienveillants envers les voisins, musulmans ou non. Et ce qui donne le caractère sacré au voisinage, c’est le fait qu’il soit cité dans le Coran, au même titre que l’obéissance totale et absolue de Dieu.

Le prophète Mohammed à son tour rappelait constamment aux hommes et aux femmes de son entourage leurs obligations envers Dieu et envers leurs voisins. Il les exhortait à accomplir de bonnes actions et à remplir leurs obligations. Il leur disait, entre autres : « Quiconque croit en Dieu et au Jour Dernier ne doit causer aucun tort à son voisin. »
Il dit aussi : « Par Allah ! N’est pas croyant ! Par Allah ! N’est pas croyant ! Par Allah ! N’est pas croyant, celui dont le voisin n’est pas à l’abri de ses méfaits. »

A titre de rappel, il faut savoir que les nuisances causées au voisin peuvent avoir des conséquences terribles… Elles peuvent annuler complètement l’effet positif de toutes nos bonnes actions.

C’est pour toutes ces raisons et à titre de rappel, que nous appelons de tous nos vœux, l’ensemble des fidèles à revenir à l’essentiel de notre religion en ayant à l’esprit les finalités de l’adoration, le sens des priorités en conjuguant bonne compréhension et pratique éclairée.
Enfin, tant que ces qualités fondamentales, sont absentes de notre comportement, notre propos aura bien peu d’effet, étant donné que c’est sur nos actes que nous sommes jugés.

Bon Ramadan

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Les fondements juridiques du calendrier de prières selon l’angle 12 degrés

En ce Ramadan, nombreuses sont les questions que nous recevons concernant les différents calendriers de prière, notamment le fameux calendrier du 12 degrés : « En utilisant ce calendrier mon jeûne sera-il valide ? Mes prières seront-elles acceptés ? »

Cet article propose un éclairage scientifique et complet sur cette question, en expliquant les tenants et les aboutissants de cette question des horaires de prière en Europe.

Introduction

La prière est le deuxième pilier de l’Islam et le premier pilier pratique, s’acquitter des cinq prières canoniques relève de l’obligation pour tout musulman pubère et doté de raison comme le mentionne le consensus des savants. Dieu dit dans le Coran :

« La prière demeure  pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés »[1]

Le Prophète (ﷺ) a délimité les horaires des cinq prières canoniques dans de très nombreuses traditions authentiques, la plus authentique comme le mentionne l’imam Al-Bukhari est celle rapportée par Jâbir Ibn ‘Abdillah[2] qui nous informe que l’ange Jibrîl enseigna au messager de Dieu (ﷺ) les différents laps de temps durant lesquels nous devons nous acquitter de ces cinq prières.

Ces laps de temps étant déterminés par les différentes phases du soleil lors d’une journée :

  • Ad-Dohr débute après que le soleil ait quitté le zénith jusqu’à ce que la taille de l’ombre d’un objet soit égale à la taille de l’objet lui-même.
  • Al-‘Asr débute après lorsque la taille de l’ombre d’un objet soit égale à la taille de l’objet lui-même (ou le double de lui-même chez les hanafites) jusqu’au coucher du soleil.
  • Al-Maghreb débute après le coucher du soleil et se termine lorsque les lueurs du soleil disparaissent à l’horizon (cet avis est celui de la majorité des savants), un avis chez les malikites et les shafi’ites donne un intervalle de temps plus court pour le Maghreb (environ une trentaine de minutes après le coucher du soleil).
  • Al-‘Ichaa débute lorsque les dernières lueurs disparaissent complètement à l’horizon (ce qui est appelé la disparition des lueurs rougeâtres « ash-shafaq al-ahmar » chez la majorité des savants ou « ash-shafaq al-abyad » chez les hanafites) et se termine juste avant l’aurore (il est préférable de prier avant la fin du premier tiers de la nuit chez les malikites, les hanbalites et les shafi’ites, ou la moitié de la nuit dans un autre avis hanbalite et shafi’ite).
  • Al-fajr débute à la levée de l’aube c’est-à-dire l’aurore (lorsque les premières lumières brisent la nuit noire) et se termine au lever du soleil.

Le Prophète (ﷺ) a reçu la Révélation dans la péninsule arabique où il a toujours vécu. Les différents signes distinctifs permettant de déterminer le début du temps des prières d’Al-‘Ichaa et d’Al-Fajr sont présents tout le long de l’année. Il n’y a donc aucune difficulté à établir les horaires de prières. Or ce n’est pas le cas dans tous les pays du monde !

Que faire lorsque les signes distinctifs permettant de déterminer le début du temps des prières d’Al-‘Ichaa et d’Al-Fajr n’existent plus  ?

Un calendrier de prière : pourquoi faire ?

Afin de simplifier la vie des musulmans à notre époque contemporaine, les théologiens et les astronomes ont établi des calendriers de prière nous permettant de nous abstenir d’observer l’horizon ou de planter un bâton au sol. Il suffit de convertir les indications contenues dans les traditions prophétiques en horaires que chacun peut consulter.

Le Conseil de jurisprudence islamique[3], qui s’était réuni du 12 au 19 Rajab 1406 (du 23 au 30 mars 1986) a analysé cette question des horaires de prière en fonction des différentes zones du globe terrestre.

Al-Fajr consiste en l’apparition du premier rayon de lumière blanche et sa diffusion tout le long de l’horizon correspond à une position du soleil de 18 degrés au-dessous de l’horizon.

Al-‘Ichaa correspond à la disparition totale des lueurs rouges du crépuscule et à une position du soleil de 17 degrés au-dessous de l’horizon.

Pour autant le conseil attire l’attention sur le fait qu’entre le 48ème et 66ème parallèle nord et sud les signes distinctifs permettant la détermination des débuts de l’heure d’Al-Fajr et d’Al-‘ichaa ne sont plus présents certaines périodes de l’année (d’ailleurs entre le 45ème et le 48ème parallèle la distinction commence à devenir difficile).

Le 45ème parallèle passe au nord de la ville de Bordeaux, et le 48ème parallèle au sud de Paris. La majorité des musulmans de France est concernée par l’impossibilité de déterminer les horaires d’Al-Fajr et d’Al-‘ichaa à l’aide du calendrier du 18ème degré de latitude durant toute l’année (notamment durant la période estivale).

Puisqu’il est impossible de déterminer les horaires de ces deux prières toute l’année en utilisant le calendrier du 18 degrés (c’est-à-dire la disparition et l’apparition des signes astronomiques distinctifs mentionnés par les Textes), cette problématique devient une question ouverte à l’ijtihad (effort intellectuel d’interprétation que pratique le savant à partir des sources scripturaires afin de trouver une solution).

Bien évidemment cette problématique a fait couler de l’encre chez nos savants (anciens et contemporains). Ils ont donc proposé différentes solutions afin que les musulmans puissent accomplir les prières d’Al-Fajr et d’Al-‘ichaa bien que les signes distinctifs ne soient plus visibles (ce qui est le cas en France).

Nous nous sommes basés essentiellement sur les travaux de cheikh Faysal Al-Mawlawi[4] que nous résumons ici.

Quels sont les différents avis existants ?

Chez les hanafites

Puisque les signes distinctifs qui permettent de déterminer le début de l’heure d’Al-‘ichaa ne sont plus visibles Al-Baqqalî a estimé qu’il était impossible d’effectuer cette prière, puisque prier avant le début du temps légal n’est pas accepté. D’autres hanafites ont estimé qu’il fallait faire une estimation[5]. Le grand savant Ibn-‘Abidin mentionne les deux opinions mais donne la prévalence à l’opinion qui affirme que cette prière reste obligatoire[6].

Chez les shafi’ites

Les savants shafi’ites préconisent un calcul relatif en fonction du pays le plus proche dans lequel les signes distinctifs existent toujours (dans notre cas, il faudrait calculer en fonction des latitudes qui sont plus au sud). C’est l’avis des grands jurisconsultes shafi’ites comme Ar-Ramlî, Ibn Hajar ou encore An-Nawawî[7].

C’est l’avis qui a été choisi en 1986 par le conseil de jurisprudence islamique[8].

Chez les malikites

Les savants malikites préconisent aussi un calcul (mais celui-ci est non-relatif) il se fait en fonction de l’endroit le plus proche dans lequel les signes distinctifs existent toujours, pour Al-‘Ichaa par exemple, au moment où les lueurs rouges disparaissent dans cet endroit le plus proche, alors il faut s’acquitter d’Al-‘Ichaa dans l’endroit où les signes distinctifs ne sont plus visibles[9].

D’autres opinions

En plus de ces avis, d’autres opinions ont été émises et nous allons les résumer succinctement (nous rappelons que ces avis concernent les zones du globe où les signes distinctifs ne sont plus visibles).

Un avis mentionne qu’il est possible de faire l’analogie avec la ville de La Mecque. On calcule l’écart de temps entre Al-Maghreb et Al-‘Ichaa, et entre Al-Fajr et le lever du soleil, et on transpose cet écart dans les pays où le calcul des horaires d’Al-‘Ichaa et d’Al-Fajr n’est plus possible. On choisit la Mecque car il s’agit d’un des endroits où le Coran était révélé[10], et du lieu du pèlerinage pour les musulmans.

Il a aussi été préconisé de maintenir les horaires de prière de d’Al-‘Ichaa et d’Al-Fajr du dernier jour durant lequel les signes distinctifs étaient visibles. Si par exemple les signes distinctifs permettant d’établir les horaires ne sont plus visibles à partir du 15 mai et cela jusqu’au 15 août, alors on maintient les horaires de prière d’Al-‘Ichaa et d’Al-Fajr du 14 mai durant cette période[11].

Une autre opinion consiste à diviser le laps de temps qui sépare la prière d’Al-Maghreb au lever du soleil en deux parties égales, Al-‘Ichaa se prie donc au milieu de la nuit puis on prie Al-Fajr. Certains ont également estimé qu’on pouvait couper la nuit en sept parties égales (depuis le coucher du soleil jusqu’au lever du soleil), Al-‘Ichaa se prie à la fin de la première septième de la nuit et Al-Fajr au début du dernier septième de la nuit[12].

L’érudit Muhammad Hamidullah, qui a vécu en France, estime  qu’il est possible de faire Al-‘Ichaa 1h30 après la prière d’Al-Maghreb et Al-Fajr 1h15 avant le lever du soleil (il établit al-imsak, l’heure à laquelle il convient de cesser de s’alimenter si l’on souhaite jeûner, à 15 minutes avant Al-Fajr). Le professeur Hamidullah préconise cet avis pour tous les pays du monde durant toute l’année, c’est la seule opinion qui se généralise ainsi et qui ne tient compte ni de l’endroit ni du moment.

Son avis se rapproche d’un autre avis qui est celui du calendrier turc, Al-‘Ichaa se prie 1h20 après Al-Maghreb. Quant à la prière d’Al-Fajr elle se prie à une heure fixe qui est l’heure d’Al-Fajr du dernier jour durant lequel les signes distinctifs permettant de le déterminer étaient encore visibles. Cet avis se veut souple quant à l’horaire d’Al-‘Ichaa en prenant l’écart moyen des pays ou les signes sont visibles aisément toute l’année (1h20), mais il se veut également précautionneux quant au Fajr, notamment pour les jeûneurs.

Enfin la dernière opinion est celle du calendrier du 12 degrés qui est l’opinion mise en place par l’UOIF.
Cheikh Faysal Al-Mawlawi, juge suprême à Beyrouth et vice-président du Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche, fondateur et directeur de l’IESH de Château-Chinon, que Dieu lui fasse Miséricorde,  fut l’initiateur de la réflexion sur ce fameux 12 degrés de latitude, cette opinion se base également sur les travaux de l’astronome Sâlih Al-‘Ajîrî.

Cheikh Faysal Al-Mawlawi a vécu en France de nombreuses années (en particulier de 1980 à 1985), il a donc vécu cette problématique de la non-disparition des signes distinctifs des prières d’Al-Fajr et d’Al-‘Ichaa. Il est alors tout à fait légitime que ce juriste de renom, propose une solution devant cette problématique majeure.

Discussion autour des différents avis

Comme le mentionne cheikh Faysal Al-Mawlawi[13], ces différents avis qui émanent tous de grands savants, sont de trois types.

Le premier type consiste à faire une analogie de temps ou d’espace, c’est-à-dire qu’on essaie de se restreindre à la disparition des lueurs rouges à l’horizon ou à leur apparition pour être au plus près des sources scripturaires. Mais en réalité comme ces signes distinctifs ne sont plus visibles, il faut absolument faire une estimation soit en se basant sur un autre endroit, soit en se basant sur une autre période de l’année. En réalité on s’éloigne des sources scripturaires puisque les sources mentionnent la disparition de ces signes dans l’endroit dans lequel on se trouve et au moment où ces signes disparaissent ou apparaissent.

Le deuxième type d’avis consiste à donner un laps de temps fixe après Al-Maghreb ou avant le lever du soleil. Ces avis se basent sur les objectifs supérieurs de la Sharî’ah qui visent à pourvoir aux intérêts des individus ici-bas et dans l’au-delà en leur offrant suffisamment de temps de repos.
Les avis qui consistent à découper le temps de la nuit en différents laps de temps égaux (deux ou sept) se basent sur la logique, car en effet Al-‘Ichaa et Al-Fajr se prient entre Al-Maghreb et le lever du soleil, toutefois nous n’avons pas trouvé les arguments justifiant ce genre de découpage.

Le dernier type d’avis consiste à se baser sur un autre crépuscule. Au lieu d’utiliser le 18 degrés qui est le crépuscule terrestre, on choisit le 12 degrés qui est le crépuscule nautique. Cet avis est plus proche de la solution adéquate car il consiste à calculer un horaire d’Al-‘Ichaa et d’Al-Fajr pour chaque endroit (sans se baser sur une zone plus lointaine) à l’instant même où nous avons besoin de déterminer l’horaire (sans se baser sur l’horaire d’une date antérieure).  Il est également bien plus proche du raisonnement analogique des usuliyyun (savants des fondements du droit) comme nous allons le démontrer.

Quels sont les justifications de cet avis ?

Les sources scripturaires font mention du début de la nuit pour déterminer le début de la prière d’Al-‘Ichaa et de la fin de celle-ci pour déterminer le début d’Al-Fajr. Pour les pays situés dans des latitudes moyennes (ni trop au nord ni trop au sud) ceci correspond à la disparition ou à l’apparition du soleil 18 degrés sous l’horizon. Or comme nous l’avons mentionné le 18 degrés n’est plus du tout opérant durant une certaine période de l’année dans notre pays car les lueurs rouges à l’horizon demeurent toute la nuit et cela jusqu’à l’aube.

L’idée est de déterminer le crépuscule (et donc l’aurore) au moyen d’un autre angle afin de proposer des horaires de prière cohérents sans nous baser sur un autre pays ou une autre période de l’année.

Qu’est-ce que le crépuscule ? Il s’agit d’une période avant le lever du soleil ou après le coucher du soleil durant laquelle les rayons solaires produisent une lueur atmosphérique qui apportent une clarté variable.

On distingue trois crépuscules :

– Le crépuscule astronomique est la période où le centre du Soleil est situé entre 12° et 18° sous l’horizon.

– Le crépuscule nautique est la période où le centre du Soleil est situé entre 6° et 12° sous l’horizon.

– Le crépuscule civil est la période où le centre du Soleil est situé à moins de 6° sous l’horizon.

Le soir, la fin du crépuscule astronomique (lorsque le soleil se trouve à 18 degrés sous l’horizon) marque le début de la nuit complète ; le matin, son début marque la fin de la nuit, l’apparition des toutes premières lueurs de l’aube.

Or ce crépuscule n’existe plus durant une certaine période de l’année, il n’est donc plus applicable !

Comme le mentionne cheikh Faysal Al-Mawlawi[14], la prière d’Al-‘Ichaa a lieu au début de la nuit, celle d’Al-Fajr au moment de l’aurore ; puisque le 18 degrés ne détermine plus le moment du crépuscule il nous faut questionner les spécialistes afin de savoir quel est l’angle qui correspond au début de la nuit. Les astronomes utilisent alors le 12 degrés qui permet de déterminer le crépuscule (le moment à partir duquel la luminosité cesse de baisser et atteint son niveau minimal) et le début du jour (le moment à partir duquel la luminosité commence à augmenter petit à petit).

On comprend donc aisément qu’appliquer le 12 degrés nous permet de sortir de cette ambiguïté qui consiste à appliquer un angle inopérant (le 18 degrés) qui raccourcit la nuit artificiellement. Ce qui est extrêmement difficile pour les musulmans vivant en France durant l’été. D’ailleurs les instances qui utilisent le calendrier du 18 degrés changent d’angle durant la période estivale, ce qui prouve à nouveau que cet angle est inopérant.

Appliquer le calendrier du 12 degrés nous permet également d’éviter des méthodes de calcul qui se basent sur les horaires d’autres pays qu’il faut appliquer ici après estimation, il nous permet également de fixer les horaires sur d’autres périodes de l’année durant lesquelles les signes distinctifs sont présents. Nous obtenons donc les horaires d’Al-‘Ichaa et d’Al-Fajr pour chaque ville de France et cela pour toute l’année.

Ce calendrier fut validé lors du congrès à l’IESH de Château Chinon mis en place par l’UOIF en 1994. Furent conviés, aux côtés de diverses associations et organisations musulmanes tels que la Mosquée de Paris, la Fédération des Musulmans de France, et le représentant de la Ligue Islamique Mondiale à Paris, d’éminents savants comme cheikh Yusuf Al-Qaradawî, président de l’Union Mondiale des Savants Musulmans, président du Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche, le grand érudit cheikh Abdallah Ibn Biyyah, cheikh ‘Issam Al-Bachir, cheikh Ajil Ennashmy, ancien doyen de la faculté des sciences islamiques du Koweit et membre du grand Consistoire de Jurisprudence.
Etaient également présents Nasser el Meymane, professeur à l’université de Oumm Al-Qura de la Mecque, le docteur Malik Eshsh’ar, Mufti de Tripoli au Liban, le cheikh Faysal Al-Mawlawi, juge suprême à Beyrouth et vice-président du Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche, que Dieu lui fasse Miséricorde. Furent également invités à ce colloque d’excellents astronomes et physiciens parmi lesquels le docteur Muhammad Hawari, et le docteur Abdelkarim Ruzloune.

Après une journée entière de réflexion et de délibération entre juristes et astronomes, il fut adopté à la majorité l’avis se référant au 12ème degré de latitude pour calculer les horaires de prière.

Nous obtenons ainsi un calendrier cohérent, applicable à toute la France toute l’année et qui a le bon goût de maintenir des nuits d’au minimum quatre heures durant l’été. Ainsi ce calendrier est plus souple que celui qui se base sur le 18ème degré et il est connu que lorsque le messager de Dieu (ﷺ) avait le choix entre deux façons de faire il choisissait la plus facile[15].

Choisir la souplesse et la facilité n’est pas du tout contraire à l’Islam mais c’est bel et bien ce que Dieu veut pour nous.

Le choix de la souplesse, le choix islamique par excellence

La souplesse est un paradigme majeur de la religion musulmane, Dieu dit dans le Coran :

« Dieu ne veut pas vous imposer quelque gêne »[16]

« Il (Dieu) ne vous a imposé aucune gêne dans la religion »[17]

Cela veut dire qu’il est impossible qu’il existe dans les obligations qui incombent aux musulmans des éléments qui mettent l’individu dans la difficulté. C’est la raison pour laquelle les savants s’accordent sur la règle suivante « une prescription qui n’est pas supportable ne fait pas partie de l’Islam » ils se basent sur le verset suivant :

« Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité »[18]

Les savants s’accordent également sur la règle suivante « point de péché pour celui qui délaisse une chose car il n’est pas capable de s’en acquitter ». En Effet Dieu dit :

« Craignez Dieu autant que vous le pouvez ! »[19]

Les savants des fondements du droit (usul al-fiqh) ont établi de nombreuses règles juridiques, en se basant sur cet objectif suprême qui est la facilité et la souplesse :

« La difficulté amène la facilité »[20]

« La nécessité lève l’interdiction »[21]

« Le besoin est assimilé à la nécessité »[22]

Le grand imam Ash-Shâtibî dit « la législation islamique ne vise pas à imposer des prescriptions durs ou pénibles »[23], pour affirmer cela il s’est basé sur les versets qui disent que l’Islam est venu retirer les carcans qui pesaient sur les épaules des communautés précédentes[24], ainsi que sur les versets que nous avons cité ci-dessus concernant la non-présence de difficulté dans la Sharî’ah.

Il ajoute que si certaines prescriptions contiennent quelques difficultés à assumer, alors ces difficultés sont d’un niveau tel que la majorité des gens sont capables de réaliser ces prescriptions sans vivre dans la gêne.

Conclusion

Il est étonnant de voir que des personnes non-spécialistes de la législation musulmane s’élèvent contre le calendrier du 12ème degré de latitude sans avoir pris connaissance des tenants et des aboutissants de cette opinion. Nous avons démontré que cette question relevait de l’ijtihad, elle est donc soumise à la divergence des savants. Dès lors que le savant réfléchit pour produire une solution à un problème donné, alors que les Textes sont silencieux ou que le sens porté par les sources scripturaires est trop général, il est tout à fait normal qu’il aboutisse à un résultat différent de celui de son semblable. C’est la raison pour laquelle la règle jurisprudentielle stipule : « point de condamnation au sujet des questions divergentes ». Comment un non-spécialiste peut-il se permettre de condamner l’opinion d’un savant alors que le messager de Dieu (ﷺ) affirme que l’érudit qui produit un effort d’interprétation est toujours récompensé par le Créateur[25].

Nous espérons que cet article apportera un éclairage suffisant aux personnes désireuses de comprendre les raisons pour lesquelles l’UOIF a opté pour le choix du 12 degrés. Les personnes qui ne sont pas convaincus par ce calendrier sont libres d’en choisir un autre, d’ailleurs nous les considérons tous comme valables puisqu’ils émanent de la pensée de nombreux savants et juristes comme le mentionne le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche.

 

Nous vous conseillons de regarder également la vidéo de Dr cheikh Ahmed Jaballah sur le sujet :

Farid
Ingénieur mathématicien, étudiant en Sharî’ah à l’IESH

[1]  Coran : sourate 4 verset 103

[2]  Hadith authentique rapporté par : Al-Boukhari, Ahmad, Nasa’i et At-Tirmidhî
[3] (المجمع الفقهي الإسلامي (رابطة العالم الإسلامي

[4] في المناطق الفاقدة للعلامات الشرعيّة مواقيت الفجر والعشاء

[5]  Kamal Ibn Al-Humam : Fath Al-Qadîr

[6]  Voir Hashyat ibn ‘Abidin

[7]  Voir Al-Majmu’ de l’imam An-Nawawî

[8] (المجمع الفقهي الإسلامي (رابطة العالم الإسلامي

[9] Avis préconisé en 1989 au Koweit (الأهلّة والتقنيات الفلكيّة)

[10] Avis du 1er symposium européen, Bruxelles 1980

[11] Avis du Conseil de jurisprudence islamique de 1982

[12] Avis du Cheikh Jamal Muna’, imam du centre de civilisation islamique de  Londres

[13] في المناطق الفاقدة للعلامات الشرعيّة مواقيت الفجر والعشاء

[14]  في المناطق الفاقدة للعلامات الشرعيّة مواقيت الفجر والعشاء
[15] Hadith authentique rapporté par Al-Bukhari et Muslim

[16] Coran : sourate 5 verset 6

[17] Coran : sourate 22 verset 78

[18] Coran : sourate 2 verset 286

[19] Coran : Sourate 64 verset 16

[20] المشقّة تجلب التيسير

[21]  الضرورات تبيح المحظورات

[22]  الحاجة تنزّل منزلة الضرورة

[23] Ash-Shâtibî : Al-muwafaqqat Tome2 P121

[24] Coran : sourate 7 verset 157

[25] Hadith authentique rapporté par Al-Bukhari et Muslim

La prière de tarawih avant la Prière du Icha

حول جواز تقديم صلاة التراويح قبل صلاة العشاء
بسم الله الرحمن الرحيم
من فتاوى المجلس الأوروبي للإفتاء والبحوث في دورته الثالثة والعشرين
المنعقدة في سراييفو بالبوسنة والهرسك من 25 إلى 28 جوان 2013
فتوى 1/23
حول جواز تقديم صلاة التراويح قبل صلاة العشاء
السؤال: تعترض المسلمين في أوروبا في فترة التوقيت الصيفي صعوبة تأخر دخول وقت صلاة العشاء، بحيث يلجأ البعض إلى الأخذ بفتوى الجمع بين المغرب والعشاء، ومع قدوم شهر رمضان في هذه الفترة يتوقف الناس عن الأخذ بالجمع؛ لأنهم يرغبون في أداء صلاة التراويح، فيصلون المغرب ثم يعودون بعد إفطارهم إلى المساجد لأداء صلاة العشاء والتراويح، ولكن تأخر وقت صلاة العشاء ثم أداء صلاة التراويح بعدها مما يشق على الناس، خصوصاً وأن صلاة الفجر تكون في ساعة مبكرة، فهل يجوز تيسيراً تقديم صلاة التراويح على صلاة العشاء؟
الجواب: الوقت ما بين المغرب والعشاء وقت نافلة وتطوع في الصلاة، أما صلاة التراويح فوقتها بعد صلاة العشاء تأسياً بفعل النبي صلى الله عليه وسلم؛ ولذا ذهب جمهور الفقهاء إلى أن وقت صلاة التراويح بعد صلاة العشاء.
قال المرداوي في « الإنصاف »: « أول وقتها بعد صلاة العشاء وسنتها، على الصحيح من المذاهب، وعليه الجمهور ».
وقد أجاز بعض متأخري الحنفية والحنابلة في قول مرجوح عندهم أداء صلاة التراويح قبل صلاة العشاء، فقد ذكر بدر الدين العيني وابن عابدين من الحنفية أن وقت صلاة التراويح فيه ثلاثة أقوال: الليل كله، قبل العشاء وبعده وقبل الوتر وبعده. وذكر المرداوي من الحنابلة أنه أفتى بعض المتأخرين من الأصحاب بجوازها قبل العشاء.
ونظراً للمشقة الحاصلة المذكورة في السؤال، بسبب تأخير صلاة التراويح بعد صلاة العشاء، ورفعاً للحرج، وبناء على ما سبق من أقوال الفقهاء، فيجوز لمن يتأخر عندهم وقت صلاة العشاء أن يختاروا بين الآتي:
أولاً: أن يفطروا في بيوتهم ثم يجتمعوا بعد نصف ساعة أو أي فترة يتفقون عليها، فيصلون المغرب والعشاء ثم يصلون التراويح.
ثانياً: أن يصلوا المغرب ثم يفطروا في بيوتهم، ثم يجتمعوا بعد نصف ساعة أو أي فترة يتفقون عليها، فيصلون التراويح أولاً، ثم العشاء في وقتها.
ثالثاً: أن يفطروا في المسجد إفطاراً خفيفاً، ثم يصلوا المغرب، ثم التراويح، ثم صلاة العشاء في وقتها.
وكل هذه الحالات جائزة، وللمراكز اختيار أحدها بحسب الظروف المناسبة لهم.
والمجلس في هذا السياق يؤكد على ما سبق أن نبه عليه المسلمين من وجوب مراعاة حقوق الجيران وعدم إزعاجهم أو الإساءة إليهم، خصوصاً في ليالي رمضان، فلا يصح بحال أن ترتكب كبيرة الغير 
وبخاصة الجار من أجل المحافظة على نافلة

Le temps entre la prière du coucher du soleil et celle du Icha est un temps pour l’accomplissement de prières surérogatoires. Quant à la prière de « tarawih », son temps légal est situé après la Prière du Icha conformément aux faits du Prophète (saws). C’est pourquoi, la majorité des jurisconsultes (fouqaha) estime que le temps légal de la prière de tarawih commence après la Prière du Icha.

Al-Mardaoui dit dans al-insaf : « Le début de son temps légal est après la Prière du Icha et sa sunna, selon l’avis authentique des écoles, et c’est l’avis de la majorité ».

Cependant, certains savants hanafites et hanbalites parmi la génération des successeurs, selon un avis qui n’est pas l’avis prédominant chez eux, permettent d’accomplir le prière de tarawih avant la Prière du Icha. En effet, Badr ad-Dine al-‘Ayni et Ibn ‘Abidin parmi les hanafites, évoquent qu’il existe trois avis à propos du temps légal de la prière de tarawih :

  • Toute la nuit
  • Avant la Prière du Icha et après
  • Avant le witr et après.

Al-Mardaoui, parmi les hanbalites, évoque que certains hanbalites, parmi la génération des successeurs, ont permis l’accomplissement de la prière de tarawih avant la Prière du icha.

Vue la difficulté engendrée par le fait de prier la prière de tarawih après la Prière du Icha, afin de lever la gêne et conformément aux avis des jurisconsultes précités, il est permis pour ceux pour qui le temps de la Prière du Icha est très tardif, de choisir l’une des solutions suivantes :

  • Rompre le jeûne chez eux, puis se réunir à la mosquée une demi-heure après ou selon leur convenance, pour prier la Prière du Maghrib, puis celle du Icha, puis celle de tarawih.
  • Rompre le jeûne et prier le Maghrib chez eux, puis se réunir à la mosquée après une demi-heure ou selon leur convenance, puis prier tout d’abord, la prière de tarawhih, puis accomplir la Prière du Icha en son temps.
  • Rompre légèrement le jeûne à la mosquée, puis accomplir la Prière du Maghrib, puis le tarawih, puis la Prière du Icha en son temps.

Toutes ces éventualités sont permises. Il appartient aux mosquées d’en choisir une selon ce qui est le plus approprié à leur situation.

A cette occasion, le Conseil attire l’attention des musulmans sur l’obligation de respecter les droits des voisins et sur le fait de ne pas les gêner ou leur porter préjudice, particulièrement durant les nuits du Ramadan. Il ne serait, en aucun cas, permis de commettre un péché majeur à l’encontre d’autrui, particulièrement à l’encontre du voisin, sous prétexte de préserver un acte surérogatoire.

Le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche, 23ème session ordinaire

Du 16 au 19 sha’ban 1434 / 25 – 28 juin 2013

Fatwa 23/1

 

 

Les étudiants en examen et le jeûne du mois de Ramadan

Question : Etant donné les longues heures de jeûne pendant l’été en Europe, et vu que ceci coïncide avec les examens scolaires de nos enfants, le jeûne à un impact sur leur rendement au cours des examens, ce qui pourrait conduire à leur échec à cause du manque de concentration nécessaire. Existe-t-il pour eux  une dérogation qui leur permettrait de ne pas jeûner pour cette raison ?

Réponse : Si à cause des longues heures de jeûne pendant le Ramadan, l’étudiant craint, s’il jeûnait, une grosse fatigue et une grande difficulté qui agirait sur sa concentration pendant les examens, et s’il n’est pas en mesure de les retarder, il lui appartient de ne pas jeûner afin de repousser cette difficulté. Il rattrapera, ensuite, les jours non-jeûnés. Dieu dit : « Dieu veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous » (2 : 185)

Le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche – 25ème session ordinaire, Istanbul, 6-10 octobre 2015 – Fatwa 25/6

Tarawih 1438-2017, et Organisation

Les prières de Tarawih débuteront ce soir vendredi 26 mai inchaa allah.

  •  4 rakaats 20 mn avant les prières de Al isha
  • Et 4 rakaats après la prière de Al isha.

 

Le Parking

Le parking à côté de la mosquée sera Réservé exclusivement et dans l’ordre suivant :

  • Handicapés
  • Aux femmes
  • Aux personnes Ageés
  • Aux Voisins non musulmans de la mosquée.
  • Et les membres actifs de l’association.

(Demandez votre macaron au bureau)

 Les parkings de cimetière et jardins public sont à notre disposition en accords avec la municipalité, merci de les utiliser exclusivement et éviter de vous garer dans les place des résidences voisines.

 Le Respect

  • Veuillez au respect des directives des bénévoles de la mosquée. 
  • Veuillez au respect des voisins de la mosquée et autres.
  • Pas de discutions à côté de la mosquée, et dispersion dans la sérénité.

 

  • Pas de mauvais stationnement et pas de klaxons.

 

Puisse Dieu le Très-Haut réunir nos cœurs, nos intentions et notre jeûne et accepter, de chacun, ses bonnes actions, son jeûne et ses prières.

UMG

Guyancourt, le 25 mai 2017 ( 29 Chaabane 1438)

Ramadan 1438-2017

Réunis ce jour, jeudi 25 mai 2017 à la Grande Mosquée de Paris, le CFCM et l’ensemble des fédérations musulmanes (CCMTF, FFAIACA, Foi et Pratique, GMP, RMF et Musulmans de France) et au vu des données scientifiques relatives à la visibilité du croissant lunaire en France et dans les pays musulmans ont déclaré unanimement que le mois du ramadan 1438-2017 débutera        le samedi 27 mai 2017.

 

Pour cette occasion, L’UMG  souhaite à tous les musulmans un mois plein de spiritualité, de pardon, de solidarité et fraternité.

 

Le mois de Ramadan est d’abord le mois de la piété et du retour vers Dieu. Dieu dit : « O les croyants! On vous a prescrit as-Siyam comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété … »

Egalement, le Prophète a dit : « celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés »

 

C’est aussi le mois de la multiplication des actes d’adoration comme la lecture du Coran, qui, rappelons–le, est descendu durant le mois de Ramadan et les prières nocturnes. Le Prophète (PPSSL) a dit : « Le jeûne et le Coran intercèdent en faveur du Serviteur le jour de la Résurrection. Le jeûne dira : « Seigneur, je l’ai privé de la nourriture et du plaisir, permets-moi d’intercéder en sa faveur » Le Coran dira à son tour : « Je l’ai privé de sommeil la nuit, permets-moi d’intercéder en sa faveur ». Alors Dieu acceptera leur intercession ».

 

C’est également le mois de la générosité et de la solidarité. C’est le mois du partage où les nécessiteux doivent être encore plus secourus. D’après Abou Houreira (que Dieu l’agrée), le Prophète (Prières et Paix soient sur Lui) était le plus généreux des hommes et le moment où il était le plus généreux est durant le ramadan lorsque Gabriel (paix sur lui) le rencontrait et Gabriel (paix sur lui) venait à lui chaque nuit de ramadan afin de lui enseigner le Coran. Ainsi lorsque le Prophète (Prières et Paix soient sur Lui) rencontrait Gabriel (paix sur lui) il était plus généreux que les vents envoyés.

 

Puisse Dieu le Très-Haut réunir nos cœurs, nos intentions et notre jeûne et accepter, de chacun, ses bonnes actions, son jeûne et ses prières.

 

UMG

Guyancourt, le 25 mai 2017 ( 29 Chaabane 1438)

Lettre ouverte du Conseil français du culte musulman (CFCM) adressée aux candidats à la présidentielle

Lettre ouverte du Conseil français du culte musulman (CFCM) adressé, aux candidats à la présidentielle

Attachement à une communauté nationale une et indivisible : Les musulmans de France font partie intégrante de la communauté nationale. Nous rejetons le communautarisme et nous projetons tous nos efforts dans une communauté de destin avec l’ensemble de nos concitoyens. Notre foi invite à la paix, à la justice, à la fraternité, à la solidarité et à l’amour du prochain… sans distinction de religion, de couleur ou d’origine.

Attachement à une laïcité respectueuse de la liberté de conscience et garante de la liberté religieuse : Les musulmans de France sont profondément attachés à la laïcité qui est notre bien le plus précieux et notre maison commune. Nous vivons effectivement dans une République laïque. Or, la laïcité garantit à chacun de croire ou de ne pas croire. La laïcité garantit également à ceux qui croient de vivre leur religion en toute quiétude et en toute liberté. Les musulmans n’aspirent qu’à vivre sereinement et paisiblement leur spiritualité, dans le respect des valeurs et des lois de la République.

Attachement à une citoyenneté pleine et entière : Les musulmans de France contribuent activement à la vie de la nation dans les différents domaines politique, économique, scientifique, artistique, culturel, social… en assumant leurs devoirs en tant que citoyens à part entière, et non en tant que citoyens entièrement à part. Pour ce faire, ils veulent être porteurs d’un esprit de renouveau et d’ouverture dans leurs engagements et dans leurs activités de tous les jours. Les musulmans de France sont ainsi en droit de revendiquer que leur citoyenneté ne puisse être assimilée à une citoyenneté de seconde zone ou de faire l’objet d’une quelconque remise en cause.

Attachement aux valeurs de la République : Pour les musulmans de France, la question de la compatibilité de l’Islam avec les valeurs de la République n’a pas de sens. Les musulmans de France sont profondément attachés au pacte républicain et aux valeurs universelles qui fondent notre République. Les musulmans de France coordonnent leurs efforts afin de mettre en place une religiosité authentique qui, tout en respectant les aspects immuables de leur religion, prend en compte le contexte dans lequel ils vivent avec ses contraintes, ses réalités et ses défis.

Les musulmans de France reconnaissent pleinement l’égalité entre l’homme et la femme. Les musulmans de France considèrent que l’islam confère une égalité totale aux femmes et aux hommes. « Et les femmes ont des droits sur les hommes semblables à ceux que les hommes ont sur elles » (Coran, 2:228). A ce sujet, le Prophète proclamait que « Les femmes sont les semblables des hommes ».

Rejet de toute forme de radicalisation ou de violence : Les musulmans de France sont mobilisés pour apporter leur contribution pleine et entière à la prévention de toute forme de radicalisation, notamment auprès des jeunes. La problématique de la radicalisation et de sa prévention se caractérisent par la nécessité de conjuguer l’action de plusieurs acteurs, chacun apportant sa pierre à l’édifice suivant son périmètre de responsabilité.

L’apport des organisations musulmanes doit se focaliser sur le « préventif » et non sur le « curatif ». En effet, celles-ci ne peuvent se substituer au rôle des pouvoirs publics : ministère de l’Intérieur, police, justice, administration pénitentiaire, etc. Il convient également de consolider le rôle protecteur de la famille. En effet, la famille constitue le socle essentiel pour la construction de la personnalité de l’enfant, à travers l’amour, l’affection, la protection, la sécurité, l’éducation, les valeurs que transmettent les parents et l’accompagnement qu’ils assurent aux enfants.

Par ailleurs, il faut également renforcer le rôle éducatif de l’école. En effet, l’école a un rôle à jouer dans cette lutte. Elle doit promouvoir l’enseignement civique des valeurs républicaines et du vivre-ensemble dès l’enfance. Cette démarche éducative pourrait s’enrichir par la mise en place d’un « enseignement laïque du fait religieux » dans les écoles et les lycées. Ceci permettra d’assurer aux enfants l’ouverture nécessaire aux autres religions et aux autres convictions. Cette démarche permettra également de semer les « germes du vivre-ensemble » dès le plus jeune âge.

Attachement au dialogue interreligieux et interconvictionnel : Le dialogue interreligieux est une nécessité pour notre unité et notre cohésion. Ce dialogue doit se traduire au sein de nos lieux de culte et de nos familles par un discours d’estime et de respect envers nos concitoyens de toutes confessions et de toutes convictions, croyants ou non croyants.

Les musulmans de France s’ouvrent en continue, dans les villes et dans les quartiers, vers l’ensemble des religions et des convictions, en s’efforçant de renforcer les conditions d’un meilleur « vivre ensemble » entre toutes les composantes de la société française. L’objectif est de créer des espaces d’échange et de convivialité qui favorisent une meilleure connaissance mutuelle et une plus grande concorde entre les citoyens de toutes confessions et de toutes convictions.

Rejet de toute forme d’amalgame : Il convient de souligner qu’à travers le monde, les musulmans sont les premières victimes du terrorisme. Par ailleurs, l’ensemble des citoyens français de confession musulmane dénonce et condamne systématiquement et vigoureusement toutes les actions terroristes qui se sont produites sur notre territoire. A l’heure où nous nous interrogeons sur les processus de radicalisation et les moyens de les enrayer, il apparaît capital de rappeler que le premier rempart contre les extrêmes réside dans l’impérieuse nécessité de justice et d’équité dans le traitement des problèmes. Il faut rappeler que les actes anti-musulmans en 2015 ont été multipliés par trois par rapport à l’année 2014.

Heureusement, ces actes ont enregistré une baisse significative de près de 58 % en 2016 par rapport à l’année 2015. La condamnation de ces actes doit passer par la recherche effective des auteurs de ces actes et leur punition sévère, ainsi que par des déplacements symboliques ou des paroles fortes à chaque fois que cela est nécessaire.

Par ailleurs, nous assistons ces dernières années à la libération de la parole politique et médiatique stigmatisant les musulmans de France. Les polémiques récurrentes, faites d’exagérations médiatiques, incriminent les musulmans de France et creusent le fossé entre eux et leurs concitoyens. A ce sujet, nous saluons l’appel des institutions religieuses et civiles de notre pays à la vigilance contre tout amalgame qui transformerait la lutte contre la radicalisation et le terrorisme en une stigmatisation des musulmans de France.

Rejet de toute forme de stigmatisation ou de discrimination : Dans cette période difficile que traverse notre pays, nous appelons les responsables politiques, et plus particulièrement les candidats à l’élection présidentielle à faire preuve de davantage de discernement et à éviter de stigmatiser les musulmans de France, leurs rites ou leurs pratiques qui s’exercent dans le strict respect des lois républicaines qui garantissent la liberté religieuse.

Certaines théories sur le rôle supposé de l’islam dans la désagrégation de la République font des citoyens de confession musulmane des boucs émissaires. Cette démarche biaisée permet à certains de se soustraire du vrai débat sur les effets de la mondialisation et sur l’échec des politiques publiques en matière d’accès à l’emploi, à la santé, au logement, à la culture et aux droits en général. Les musulmans de France appellent à la reconnaissance des aspirations de la jeunesse, qui souffre d’inégalité dans son accès à l’éducation et au travail. Les citoyens français de confession musulmane ne peuvent supporter d’être discriminés dans leur propre patrie, pays des droits de l’homme et des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Il fut un temps où les musulmans de France réclamaient le droit à la différence. Aujourd’hui, ils n’aspirent qu’à un droit à l’indifférence.

Attachement à la reconnaissance de la mémoire des musulmans de France : Les musulmans de France aspirent à la reconnaissance et au respect de la mémoire de leurs coreligionnaires tombés sur le champ d’honneur pour que la France soit libre et le demeure. Inaugurée le 15 juillet 1926, la construction de la Grande Mosquée de Paris est un signe de reconnaissance de la France envers les musulmans après la mort de nombre d’entre eux lors de la première guerre mondiale.

Aujourd’hui, il convient de renforcer ce travail de mémoire notamment en valorisant la contribution des musulmans dans la construction du récit national. En effet, la révision de certains programmes d’histoire constitue un axe pertinent de travail. Trop de jeunes ignorent leurs racines, la richesse de leur histoire – une histoire qui ne se limite pas à la colonisation ou aux faits terroristes de ces dernières décennies – et ne connaissent pas les liens forts que la France et le monde musulman, notamment maghrébin, ont entretenus au cours du siècle dernier. Des liens de collaboration, d’amitié, d’enrichissements mutuels qu’il est bon de rappeler dans le contexte actuel, afin de raviver chez nos jeunes le sentiment d’appartenance nationale au pays qui est le leur.

Au nom des musulmans de France, nous élevons des Prières :

Que la France vive heureuse et prospère.

Qu’elle soit forte et grande par l’union et la concorde.

Que le Très Miséricordieux aide et protège la France et le peuple français.

 

Prêche du Vendredi 21 Avril « La position de l’islam vis-à-vis des attentas terroriste »

L’acte barbare qui a endeuillé la France le jeudi 20 avril dernier, ainsi que ceux passés exigent de notre part de donner la position de l’islam vis-à-vis de tels actes, à travers les points suivants :

1) Le Musulman ne doit jamais réagir aveuglement et sur la base de ses seules pulsions, mais au contraire, toujours à partir de la considération de tous les éléments d’une situation donnée et d’une compréhension globale des fondements de sa religion, car il se sait responsable de ses actes et de ses propos aux yeux de Dieu et aux yeux des hommes. Il veille, par conséquent, à ce que rien de ce qu’il dit ou fait ne puisse jamais être injustement imputé à la religion. Pourtant, combien de propos tenus par certains musulmans sur l’islam, sans les connaissances requises, et combien d’actes commis dénués de toute compréhension de l’islam lui sont imputés ? Dieu nous met en garde contre le fait de Lui attribuer des propos injustement :

« N’inventez pas par vos langues des mensonges, en disant « ceci est permis », et « cela interdit » dans le dessein de mentir sur Dieu, car ceux qui mentent sur Dieu ne réussissent jamais » (Chapitre L’abeille, Verset 116).

L’islam exhorte le musulman à être le meilleur ambassadeur de sa religion, envoyée sur terre comme une miséricorde pour l’humanité toute entière. Ainsi Dieu lie-t-il la modération qui doit être celle de la communauté musulmane et sa retenue à son devoir de témoignage de la justice devant les hommes en disant : « C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu afin que vous soyez les témoins des gens et que le Messager soit votre témoin » (La Vache, verset 143).

2) L’islam interdit l’assassinat et l’attentat à la vie humaine. Les textes à ce sujet sont très nombreux. Parmi eux, il y a ce verset :  » Et c’est pour cela que nous avons prescrit aux enfants d’Israël que quiconque tue une âme sans que ce soit pour une âme ou pour une corruption aura tué toute l’humanité et quiconque en garde une en vie aura gardé toute l’humanité en vie » (Chapitre La Table Servie 32). Il y a aussi ce hadith qui dit : « Le serviteur peut espérer demeurer dans les largesses de la religion, tant qu’il ne verse pas une goutte de sang, interdite » (recueilli par Albukhari).

Il n’est pas juste d’opposer à ces textes et à ceux allant dans le même sens ceux qui autorisent le droit de légitime défense auquel une autorité légale et reconnue peut avoir recours en cas d’agression. Ces derniers n’établissent pas de règles quant aux relations que les musulmans doivent avoir entre eux et/ou avec les non-musulmans. La règle, en la matière, est celle qu’édicte le verset du chapitre Les Chambres : « Ô vous les hommes, Nous vous avons, assurément, créés en hommes et femmes et avons fait de vous des peuples et des tribus pour que vous fassiez mutuellement connaissance. Le meilleur parmi vous aux yeux de Dieu est le plus pieux ». L’islam considère que ce qui doit caractériser les relations humaines c’est la connaissance mutuelle et la paix. On ne peut, donc, pas opposer les versets les uns aux autres dans le seul but d’abroger d’autres versets coraniques coercitifs et des hadiths authentiques qui incitent à la bienséance, au vivre-ensemble et au dialogue.

3) La vie, de quelque personne que ce soit doit, être protégée, sur la base de l’anoblissement que Dieu a réservé aux hommes, et qui les recouvre tous (Chapitre Le voyage nocturne Verset 13). Les enseignements islamiques ne font, à ce sujet, aucun distinguo entre un musulman et un non-musulman. Et ce, tant et si bien que le Prophète dit : « Quiconque tue une personne avec qui les Musulmans ont un pacte ne sentira point l’odeur du paradis…» (recueilli par Alboukhari).

4) Le Musulman doit condamner toutes les injustices, quels qu’en soient les auteurs et quelles qu’en soient les victimes. Pour cette raison, il lui est demandé de les dénoncer et de défendre les sanctuaires de toutes les religions. Dans ce sens Dieu dit : « Si Dieu ne protégeait pas certains humains d’autres, il serait détruit des synagogues, des oratoires, des églises et des mosquées dans lesquelles on cite le nom de Dieu à maintes reprises. Et Dieu secourra effectivement quiconque Le secourt. Il est assurément très Puissant et très Fort » (Chapitre Le pèlerinage, Verset 40). Aussi est-il recueilli du prophète ceci : « Secours ton frère auteur ou victime d’injustice ». Un homme lui dit : « Je le secours quand il est victime d’injuste. Mais s’il en est auteur, comment puis-je le secourir ? Il répondit : En lui mettant des entraves à l’injustice ou en l’en empêchant. Ainsi le secours-tu » ( recueilli par Alboukhari).

Comme il lui est prescrit de dénoncer ce qui arrive à ses frères, en religion, comme injustices, il est exigé de lui qu’il condamne toute injustice qui frappe tout humain. Le Prophète dit : « Craignez l’invocation d’une victime d’injustice, même non-croyante, car il n’y a aucun obstacle entre elle et Dieu » (recueilli par les imams Ahmad et Abu Ya’lâ).

5) S’il est entendu que l’on doit condamner l’injustice que subit toute victime, il l’est encore davantage si ce sont tes concitoyens qui en font les frais, car tu es des leurs et les accompagnes dans les moments de joie, comme ceux de malheur. Et de fait, les prophètes, nonobstant tout ce qu’ils ont subi de la part de leurs peuples, jamais ils n’ont cessé de rappeler les liens qui les liaient aux leurs. Le Coran l’illustre à plus d’une reprise lorsqu’un prophète s’adresse aux siens (qui le combattent) par cette expression : « Ô mon peuple ». Et combien, par exemple, le Prophète était attaché à la Mecque, en dépit du rejet par ses habitants de son message ? Pourtant, une fois chassé d’elle, par amour pour elle il lui parle, comme on parle à un humain, et comme pour s’excuser de devoir la quitter, en ces termes : « Par Dieu tu es la meilleure terre de Dieu qui soit et celle que j’aime le plus. Et si tes habitants ne m’avaient pas expulsé de toi, jamais je ne t’aurais quittée » (recueilli par Ahmad, Al-Tirmidhi, Al-Nassa’i, Alhâkim, Ibn Mâjah et Al-dârimi).

6) Notre attachement à la sécurité de notre pays et à la défense de tous ses citoyens et notre rejet de l’injustice et de toute agression ne doivent nullement nous empêcher d’exprimer nos idées en tant que citoyens, épris de justice, avec objectivité et impartialité, sur ce qui se passe dans le monde et au sujet des différentes politiques conduites dans notre pays, soucieux que ces dernières soient les plus proches possibles de la justice et de l’impartialité. Chose dans laquelle nous nous trouvons au même titre que le restant de nos concitoyens, animés des mêmes idéaux, en dépit des différences de croyances.

7) Nous devons comprendre que la sécurité est un des plus grands bienfaits qui soient. Dieu dans le Coran rappelle aux Mecquois ce cadeau infiniment énorme lorsqu’Il dit : « Alors qu’il adore le Seigneur de cette demeure qui les nourrit, après faim, et les protégea de l’insécurité ». Comme le Prophète dit : « Celui qui se réveille en bonne santé, en sécurité, et en possession de sa subsistance quotidienne est comme celui qui a en sa possession tous les bienfaits du monde » (recueilli par Ibn Hibbâne). Or, la sauvegarde de la sécurité est l’affaire de tous. C’est ensemble que nous devons ou pouvons contrer quiconque veut ou voudra couler notre bateau commun, comme le mentionne un autre propos du Prophète.

8) Le devoir du Musulman face à cette tragédie qui a endeuillé notre pays est de veiller à ce qui suit :

  1. a) Chercher la science auprès des personnes qui la détiennent et aux bons endroits. Dieu dit : « Demandez alors aux gens du rappel (le savoir) si vous ne savez pas » (Les prophètes, V. 7). Faisant la glose de ce verset, al-Saadi dit : « Il y a dans ce verset l’ordre d’apprendre auprès des gens du savoir et de les interroger. Et par là, il y a l’interdiction d’interroger celui qui est connu comme ignorant, pas formé».
  2. b) Eduquer nos enfants dans les principes de tolérance de l’islam, qui appellent au bien, à l’entre-aide, à la miséricorde et l’amour d’autrui, à la paix, et proscrivent l’injustice et l’agression, ainsi que prendre en charge l’orientation de nos jeunes, le dialogue avec eux, afin de les protéger de toute idéologie extrémiste.
  3. c) Enseigner les valeurs fondamentales de cette religion afin que notre pratique de la religion redonne à la communauté musulmane sa place du juste milieu, en répondant à l’injonction divine, qui veut que nous agissions ainsi (Chapitre La vache V. 143).
  4. d) Œuvrer sans relâche à protéger le vivre-ensemble dans notre société, à la lumière de ce propos divin : « Aidez-vous dans le bien et la piété. Ne vous aidez point dans le pêché et l’agression ». Et le Prophète qui a établi la constitution de Médine qui consacra le vivre-ensemble, l’égalité et la concitoyenneté dans cette cité est le meilleur exemple qui soit. Puisse Dieu faire de nous des gens qui honorent les principes de leur religion, œuvrent pour la justice et font le bien à toutes les créatures.

Communiqué UMG suite à la fusillade du Jeudi 20 avril au champs Elysées

C’est avec une grande tristesse que nous apprenons, qu’un homme a attaqué jeudi soir des forces de l’ordre stationnées sur les Champs-Elysées faisant parmi les policiers un mort  M. Xavier Jugelé . Cet événement inqualifiable a aussi fait deux blessés parmi les forces de l’ordre ainsi qu’une touriste.

L’UMG condamne avec la plus grande vigueur cette nouvelle attaque lâche et barbare qui a délibérément ciblé les forces de l’ordre qui sont fortement exposées.

Nos pensées attristées vont à la victime et à sa famille. Nous souhaitons aux blessés et aux personnes traumatisées par cet événement un prompt rétablissement et leur adressons notre profonde sympathie.

Ce sont nos valeurs communes et donc nous tous que cet attaque abject ciblait. C’est donc avec cohésion et détermination que nous devons y faire face, en restant fidèles à nos valeurs et sans céder aux raccourcis et aux amalgames que nous viendrons à bout de ce danger que représente l’extrémisme.

Cette attaque intervient à un moment crucial pour le pays, à quelques jours des élections présidentielles symbole de la démocratie française. Elle a été perpétrée sur les Champs-Elysées, lieu hautement symbolique de la France.

Nous souhaitons assurer nos forces de l’ordre, ciblées par cet acte odieux, de notre soutien, conscients de la difficulté et à l’importance de leur mission.

Nous saluons le grand professionnalisme des policiers qui ont réagis très vite, avec courage et sang-froid, en neutralisant l’assaillant et évitant ainsi une tragédie encore plus grande au pays.

Cette nouvelle attaque confirme que le niveau de la menace terroriste reste malheureusement extrêmement élevé. Devant la gravité de la situation,  nous appelons  les citoyens Guyancourtois à l’unité et à la solidarité.

Guyancourt , le 21 avril 2017

 

 

Aid Al-fitr 1437 / 2016

COMMUNIQUE : « AID EL FITR » MERCREDI 6 JUILLET :
Le Bureau du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), réuni ce Lundi 4 Juillet 2016 à la Grande Mosquée de Paris, en présence de dignitaires religieux et de représentants des fédérations musulmanes, annonce que la Fête de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois sacré de Ramadhan pour l’an 1437 de l’Hégire correspond au :  Mercredi 6 juillet 2016.
L ‘UMG adresse, en cette circonstance bénie, ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des musulmans de Guyancourt et leur présente ses meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité.
Nous implorons Allah Tout Puissant pour qu’Il accepte notre jeûne, qu’Il nous comble de Sa Clémence et de Sa Miséricorde, qu’Il nous accorde la Paix et soulage tous ceux qui souffrent dans les épreuves qui les frappent.
‘UMG  saisit cette occasion pour assurer l’ensemble de nos concitoyens de toutes confessions et de toutes convictions, de ses prières fraternelles pour que notre Nation vive dans la Paix et la Solidarité.


Nous suivrons la décision du CFCM pour la détermination du jour de AID Alfitr.

Une Commission se tiendra   le lundi 4 juillet  à 18h30 en présence des membres du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), des représentants de l’ensemble des fédérations et ceux de la communauté musulmane de France dans toute sa diversité à la mosquée de PARIS.

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La prière de l Aïd est prévue à 8h30

Au pavillon

Waldeck Rousseau

Quartier Villaroy

Rue Jacques-Ange Gabriel, Guyancourt

La salle sera ouverte à partir de 7h00

Ne pas oublier

  • Votre tapis de prière.
  • Des gâteaux /boissons qu’on partagera ensemble après la prière